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C'est quoi méditer ? Pourquoi méditer ? Comment méditer ?

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"Qu'est-ce que la méditation ? Qu'est-ce que ça va m'apporter ? Pourquoi je méditerais ? Comment méditer ? Comment commencer ? J'ai l'impression que je ne pourrais pas m'arrêter de penser !"
Quelques mots sur la méditation, pour mieux la comprendre, savoir ce qu'elle peut vous apporter, s'ôter quelques idées reçues de la tête... Et si possible vous donner envie de vous y mettre le plus vite possible !

C’est quoi, méditer ?

Tout d'abord, ce n'est pas nécessairement s'asseoir en lotus au pied d'un arbre, en Inde si possible, en émettant le AUMMM gutturale le plus grave possible dans l'espoir de trouver l'illumination, atteindre le Nirvana et devenir bouddha dans la foulée.

Ce qu’on appelle méditer, c’est avant tout se concentrer (dharana)

Méditer, c’est être capable de concentrer sa conscience comme un rayon laser, que ce soit sur la flamme vacillante d’une bougie, sur le son répétitif d’un cours d’eau ou sur un symbole mental (comme sur mille autres choses). Que ce soit durant cinq secondes, cinq minutes ou cinq heures.

Méditer, c’est se concentrer tout en étant présent au monde, à tout ce qui nous entoure. Ce n’est pas se replier et se couper du monde, c’est être hyper-conscient de tout ce qui nous entoure, mais ne pas s’y accrocher. Ou plutôt choisir si l’on veut s’y attacher ou non.

Comme les nuages passent au-dessus de la montagne…

Si je médite dans un parc, j’entends les passants parler, les voitures au loin, je sens la fraicheur ou la chaleur du vent. J’entends et je sens tout ce qui se passe autour de moi mais je ne m’y attache pas, elles ne se fondent pas avec mes pensées, elles sont juste là. Un de mes premiers enseignants en méditation m'a un jour dit que c'était inutile de vouloir "supprimer les pensées parasites", qu'il suffisait de les laisser passer comme les nuages passent au-dessus de la montagne. Ils sont là, mais ne sont pas la montagne. De la même façon, comme un déclic, vous vous rendrez compte que vous pouvez observer ces pensées sans les faire vôtre. Ce qui, quasi-instantanément, leur fait perdre toute leur force et tout l'impact qu'elles pourraient avoir sur vous.

Passé un certain stade de concentration, nous pouvons avoir l’impression de ne plus percevoir notre environnement. Nous le percevons toutefois, c’est simplement que notre cerveau a compris que nous avons décidé que cela n’avait pas d’importance. Il ne lui accorde donc plus d’importance.

Méditer, c’est reprendre le contrôle sur soi, son mental, ses pensées, ses émotions, ses ressentis, son dialogue intérieur. Plus encore, c’est choisir. Choisir sur quoi ma conscience se pose. Choisir ce que ma pensée saisit. C’est ne plus subir. Ne plus être balloté d’une pensée à une autre, d’une envie à un regret, sans avoir le choix de ce qui se déroule en moi. Pour faire simple : ne plus être la victime sans défense de ses pensées parasites et indésirées.
Avant tout, c'est le chemin qui permet d'apprendre tout cela. De l'intérieur.

Lorsque nous méditons, que le « bruit mental » commence à se taire et que nous devenons capables de concentrer toute notre conscience sur un seul objet, une seule pensée, tout devient plus simple et évident. Apprendre, profiter de chaque instant, être plus performant que ce soit artistiquement, au travail, sur scène ou sportivement, comprendre les autres, se comprendre soi-même, aussi… C’est comme si tout à coup, un voile opaque nous était retiré et qu’enfin nous voyions clair, en nous et alentour.


Pourquoi méditer ?

Ne pas confondre l’objectif ultime et la pratique

"Je suis incapable de méditer, j'ai essayé de ne penser à rien une fois, c'est im-po-ssible !"
Toute personne ayant un jour ou l'autre enseigné la méditation a entendu cette phrase ou une de ses variantes.

L’objectif ultime de la méditation est de pouvoir être juste là, présent, sans que le mental ne soit parasité par un objet externe (bruits extérieurs divers et variés, lumières, personnes autour de vous qui passent ou parlent, chien qui aboie au loin, robinet qui goutte...) ou interne (choses à faire, problèmes de la vie personnelle ou professionnelle, inquiétudes, ressassements, ce qu'on devrait dire à l'un, ce qu'on aurait pas du dire à l'autre...), et ce dans toutes les situations. Et donc de pouvoir choisir sur quoi notre conscience se concentrera, plutôt que de le subir.

Ça, c’est l’objectif ultime.

L’erreur est de confondre l’objectif ultime et le chemin.

Si je me mets demain au sprint, avec comme objectif d’être le plus rapide possible et si possible courir le 100m sous la barre des dix secondes (on peut toujours rêver !), la plus grosse erreur que je puisse commettre serait de partir du principe qu’à chaque entrainement, je dois courir mes 100m en moins de 10’’, ou m’en approcher. Je serais évidemment découragé à la première tentative, au premier entrainement, et arrêterais le sprint très rapidement en me disant que ce n'est définitivement pas pour moi.

C’est pareil pour la méditation. Vous allez pratiquer, 5min par jour pour commencer, peut-être 10min trois fois par semaine, faire des erreurs, être déconcentrés, vous perfectionner… Et petit à petit vous gagnerez en concentration, en calme, en maîtrise de tous les aspects de votre mental et en bien-être tant physique que mental. C'est à la fois le but et le chemin pour y parvenir. Une succession d'apprentissages et une multitude de récompenses sur le chemin. (Et contrairement au sprint, les chances de vous claquer un ischio sont vraiment très faibles !)

Bref, méditer vous change la vie ! Vraiment. Vous en tirerez toujours quelque chose de bon. Parfois ce pour quoi vous aviez commencé, parfois tout à fait autre chose. Dans tous les cas, que ce fut 30 minutes par semaine ou 5 minutes par jour, je ne connais personne ayant regretté d'avoir médité !
Si vous êtes curieux, ne vous privez pas de faire quelques recherches, notamment dans la littérature médicale, sur la foule de bienfaits que celle-ci apporte, y compris sur le plan strictement physique de la santé.

Qu’est-ce que vous apporte la méditation ?
(Parce que tout de même, on ne va pas méditer pour du beurre !)

•    Du calme, de la sérénité et du bien-être au quotidien
•    Du contrôle sur votre mental, vos pensées et vos émotions
•    Une diminution nette du stress et des pensées parasites
•    Un meilleur contrôle de la douleur et des douleurs chroniques
•    Une capacité accrue à vous concentrer et une amélioration de la mémoire
•    Des effets positifs sur un très grand nombre de processus physiques : réactions inflammatoires, vieillissement cellulaire, système hormonal…
•    Entre autres !


Comment commencer à méditer ?

Cette question fera l'objet d'un article complet très prochainement. Car il existe une infinité de techniques et méthodes ayant fait leurs preuves sur des millers de pratiquants. L'important étant de trouver celle qui vous correspond le mieux. Pour cela, je vous en exposerai un certain nombre, et ce sera à vous de les tester et les expérimenter pour trouver la ou les méthodes avec lesquelles vous vous sentez le plus à l'aise et dont vous sentez qu'elles vous apportent le plus.

En attendant, la respiration étant la voie d'entrée idéale à la méditation, vous pouvez d'ores et déjà faire un premier pas sur ce chemin en pratiquant les deux exercices respiratoires décrits dans l'article sur les techniques respiratoires.

Vous y trouverez une première méthode pour apprendre à vous concentrer sur une seule chose à la fois, tout en (ré)apprenant à respirer correctement et à gérer votre stress efficacement. Les techniques respiratoires sont enseignées de façon systématique à tout apprenant méditant (c'est le premier objet de concentration/méditation du Raja Yoga, la "Voie Royale" du Yoga, et le plus important) car sans une respiration correcte, la méditation est instantanément plus difficile ; c'est donc le meilleur point de départ possible pour qui veut apprendre à méditer. A vrai dire, un très grand nombre de maîtres en méditation vous diront qu'il suffit de se concentrer sur sa respiration, sur l'air qui entre et sort des narines, sur le mouvement d'expansion et de rétraction des côtes et du ventre, pour méditer. Qu'il n'est jamais besoin de davantage que ça pour pratiquer. Que la seule chose vraiment importante, justement, c'est de pratiquer. De pratiquer la concentration, pour être plus précis. On revient donc à l'introduction de ce court exposé : méditer, c'est avant tout se concentrer.

Toutefois, connaître quelques méthodes supplémentaires pour méditer ne fait jamais de mal, et vous pourrez trouver dans l'article à venir une ou deux techniques qui vous parleront au premier essai et rendront vos méditations d'autant plus agréables et bénéfiques !

Bonne méditation ! Bon voyage intérieur !

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